La Toussuire : première manche des championnats de France de Speed-riding 2013

Publié le par LoganZ

 

 

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Bon allez, j'essaie de remettre en route le blog.

On va commencer par un compte rendu et les résultats de la compétition de la Toussuire, 5/6 janvier 2013, et une petite description du spot.

Je ne connaissais pas l'endroit, mais on ne m'en avait pas dit grand bien : « spot ressemblant à une piste rouge » devait être l'expression exacte.

 

L'organisation, surtout au prix payé, défiant toute concurrence – 25 euros, c'est rien du tout ! - est géniale (merci d'ailleurs à Philou et au club Speed'belles air). Croissants le matin, panier repas tout à fait comestible à midi.

On arrive au pied du slalom, la face n'a franchement rien d'une piste rouge, c'est dans les barres du Corbier.

Paraît que François Bon aurait réclamé une face plus engagée que sur les compétitions précédentes – ben, il est servi. A première vue je vois même pas bien où ils comptent poser le slalom.

 

Qu'est ce qui m'a pris de proposer de faire partie du comité de pilotes ? Malgré ma prise de niveau récente, je reste une piètre skieuse quand je n'ai pas mes bâtons, surtout par rapport au niveau général sur ce genre d'évènement. On dirait que c'est nous qui allons devoir discuter de la position des piquets de slalom. Pas que je me sente compétente sur la question, mais visiblement c'est le principe.

 

Bon, heureusement, Yo va faire le boulot, et moi je vais me contenter de suivre et de hocher la tête benoîtement. On va laisser les bons se démerder.

On arrive vers le bas du slalom, et là pour le coup j'ai quelque chose à redire – ou plutôt quelque chose à soutenir : Yo propose de mettre la dernière porte sur une butte, sachant que l'avant-dernière se situe au saut d'une barre rocheuse. Il faut faire une finesse pour atteindre la dernière porte. Perso, ça me convient bien : ma voile est pas tout à fait finie, c'est le proto de l'an prochain, mais je sais que de la finesse je pourrai en avoir. Et en plus elle vole vite.

A ma gauche, Alex s'insurge. Il a une Skate, ça pique grave, mais en finesse il va y perdre – ce s'il arrive à prendre la porte. Xav a les boules aussi : avec sa Swing il va devoir voler aux freins, et donc perdre des secondes.

Je soutiens la proposition de Yo, grave. Franchement, pour moi, le speedriding, c'est pas se contenter de garder les skis au sol, et l'idée d'une finesse au milieu d'un slalom, ça me dit bien. Ca demande plus de polyvalence, et moi qui ne skie pas comme un dieu, ça m'arrange :D.

 

Pour les résultats, voyez les images en-dessous.

Le premier run de slalom arrive, mais d'abord, la reco. Une sorte de faux plat, entre deux buttes, avec deux portes (une sur chaque butte), gros virage à droite dans la troisième, un zig-zag jusqu'à la cinquième porte, à la sixième on passe la barre. Yo a insisté pour qu'on ne mette pas de flammèche au niveau de la porte intérieure sur la barre, et il a raison – Mika s'accroche à l'arrivée dans une des flammèches, ça aurait été catastrophique à l'aplomb des cailloux, là-haut.

Après, finesse jusqu'à la septième porte, on tape dans un creux. Le truc, c'est que vu d'en haut ou à ski, on se rend pas bien compte, mais on arrive à 80 km/h dans une sorte de petit vallon, on se fait écraser sur la porte, jeter, puis après y a des contre-pentes. L'arrivée est pas top.

Pour le premier run, on remonte la porte sur la butte, après maints ronchonnements de la part de ceux qui vont avoir du mal à y aller en finesse.

 

Le premier run arrive. Je freine trop dans le plat en haut, pour pas me faire décoller entre les deux premières portes, mais la suite du run s'enchaîne bien, avec une belle arrivée sur la dernière porte : j'arrive bien au-dessus, en me disant que je n'aurai jamais le piqué pour taper dedans, mais en levant les mains ça dégrade bien, et je m'en sors avec un joli run. Septième au général sur ce run, c'est bien la meilleure place que j'ai jamais fait en slalom. Et je mets la pelle à quelques-uns de mes potes, ce qui reste non négligeable :P.

 

Sur le deuxième run, rien ne va plus. Enfin, j'ai l'impression d'être freinée, d'aller moins vite, et ça se ressent sur les résultats : je fais 4 secondes de plus sur un run qui devrait être au moins exactement le même. D'après les gars, j'ai pris du vent de face. Peut-être, mais ça me fait salement descendre au classement. Quelle poisse !Normalement, on est censés s'améliorer au second run !

 

Je ne reste pas pour la soirée, comme beaucoup – on sort trop tôt, et la soirée commence à 18h30, personne n'a envie de se les geler deux heures à attendre.

 

Le lendemain, manque de pot, je me réveille avec 39 de fièvre, aphone, et je tiens pas debout sur mes jambes. Qu'à cela ne tienne, après 1g d'aspirine + 1g de doliprane, je devrais survivre à la journée. Ca va être dur de courir un freeride sous une voile que je ne connais pas – elle n'a fait que trois runs avant la compète, et c'était des runs test pour vérifier qu'elle volait – alors que j'ai du mal à ouvrir les yeux, et dans une face qui m'a semblé sacrément hostile.

 

Ben en fait, vu du bas, la face paraît hostile, mais une fois dessus, ça va pas mal. C'est au même endroit qu'hier mais un peu à droite en regardant d'en pas, dans le grand cirque du Corbier.

D'en bas, tout le monde pense que c'est bien trop raide. Mais c'est un effet d'optique – une fois dessus, je dirais même qu'il y a trop de plats !

En haut, on a le choix entre deux décollages : un facile, une grande langue de neige qui glisse sous la barre, pente-école like, easy !Un truc plus engagé, pas forcément in-passable, juste très raide, et on a pas de visi au déco.

Il faut se décider. Moi, j'arrive à peine à monter à pied la petite côte qui mène au déco.

Je pense que c'est une mauvaise idée de faire son run de reco dans la face engagée, risquer de se louper parce que pas en forme, et après arriver dans l'inconnu.

Je choisis le run facile, que je maintiens au premier run, et ça ne se passe pas si mal que ça – la demoiselle en chef, Gaby, qui a un niveau de ski juste hallucinant et qui a le niveau de parapente qui va avec, ne me met que 20 points. Sur 1000. En sachant que j'ai réussi à passer devant à un des deux runs de slalom, ça me remonte le moral.

 

Une fois encore, au deuxième run rien ne va plus – mes deuxièmes runs sont maudits, à Samoëns c'était pareil, je fais toujours mieux au premier qu'au deuxième.

Je passe dans les derniers et le vent s'est levé : je ne peux plus prendre le déco engagé, ça vient un peu de cul, et le déco facile... ça signifie que je vais sortir exactement le même run. C'est un peu dommage. Bon, j'ai vu les gars passer dans un couloir. Je sais que je peux y aller. On va aller voir ce que ça dit.

Je trouve l'entrée du couloir, un bel entonnoir qui finit sur deux rochers bien rapprochés. Mais en descendant dedans, je commence à avoir un doute sur ma voile : ça bouge bien, ici on dirait que c'est méga turbulent. Ca ferme pas, mais bon quand même, la voile est pas finie de tester. Bon, on va pas prendre de risques ; je décide de m'échapper par le côté du couloir et replaquer derrière.

 

Manque de pot, je prends un coup de vent en sortant, et je flippe de relever les mains direct derrière. Certes, elle va abattre et je vais plaquer, mais j'arrive pas, en ce début de saison et dans l'état où je suis, à accepter la vitesse, et je garde du frein pour replaquer plus loin, gâchant misérablement le run.

Je me maudis d'avoir eu la trouille, et j'essaye d'envoyer un peu sur la fin, mais sans succès : trop fatiguée, plus la force, pas l'envie.

D'ailleurs, le plus drôle, c'est que je fais un meilleur score – en points – à ce run qu'au précédent. Par contre, mon classement est bien au-dessous, et c'est normal : j'aurais pu faire bien, bien mieux.

 

Pas grave, je me rattraperai à la prochaine. On mange une chouette tartiflette et c'est la remise des prix – Yo est premier, sans surprise, et Gaby première chez les filles (on est que deux ce coup-ci).

 

Bilan : bien contente d'avoir découvert un méga spot, la face est magique, un immense cirque full hors piste – le seul truc, il paraît que c'est très avalancheux. J'y retournerais bien faire des images... si quelqu'un est motivé, contactez-moi !

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